Chassée
par le vent.
Chassée par le vent
L’indéfinissable
certitude doute d’elle-même
Sur l’air du mistral
La mélodie se veut
discrète
Souffle le ver et le sentier
éclair
Chassés par le vent
Les pollens s’envolent
Les pétales de fleurs
colorent l’atmosphère
La barque, chavire, se
retourne et sourit aux sirènes ;
je plane au firmament un
instant,
du temps est passé,
je n’ai rien fait.
Assis sur ce banc.
Assis sur ce banc, du premier
jour de printemps, je souris à la page que je lis. Les arbres
sont encore nus de l'hiver. Le vent fait tomber le marque-page, j'ai
perdu le numéro de la page, je la retrouve, je l'oublie, je la
tourne, le soleil passe dans mon dos, mon ombre se mélange au
peuplier ; un oisillon tombe du nid, je le prends dans la main,
il rejoint ce pur moment de
poésie !
Une semaine passe...
Aux histoires apparemment sans
fin des uns, des autres, de toi, de moi, de lui, j’expose mes
mains au vent. C’est le printemps, une flamme semble
s’être réveillée en mon âme, depuis
l’autre jour. Au soleil couchant, j’ai vu
l’arc-en-ciel oriental, quelques instants après,
j’ai allumé la lampe ; je dois finir l’histoire de
ce livre ; elle semble plate, en comparaison de l’aspiration de
mon histoire d’amour qui se poursuit. C’est le premier jour
du mois d’avril ; il y a encore des jours à vivre.
Fermer la fenetre
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