26/04/2005
poésie d'hier

Chassée par le vent.

Chassée par le vent
L’indéfinissable certitude doute d’elle-même
Sur l’air du mistral
La mélodie se veut discrète
Souffle le ver et le sentier éclair

Chassés par le vent
Les pollens s’envolent
Les pétales de fleurs colorent l’atmosphère
La barque, chavire, se retourne et sourit aux sirènes ;
je plane au firmament un instant,
du temps est passé, je n’ai rien fait.




      

Assis sur ce banc.

Assis sur ce banc, du premier jour de printemps, je souris à la page que je lis. Les arbres sont encore nus de l'hiver. Le vent fait tomber le marque-page, j'ai perdu le numéro de la page, je la retrouve, je l'oublie, je la tourne, le soleil passe dans mon dos, mon ombre se mélange au peuplier ; un oisillon tombe du nid, je le prends dans la main,
 il rejoint ce pur moment de poésie !
Une semaine passe...
Aux histoires apparemment sans fin des uns, des autres, de toi, de moi, de lui, j’expose mes mains au vent. C’est le printemps, une flamme semble s’être réveillée en mon âme, depuis l’autre jour. Au soleil couchant, j’ai vu l’arc-en-ciel oriental, quelques instants après, j’ai allumé la lampe ; je dois finir l’histoire de ce livre ; elle semble plate, en comparaison de l’aspiration de mon histoire d’amour qui se poursuit. C’est le premier jour du mois d’avril ; il y a encore des jours à vivre.


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Tout droits réservés philippe bray