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C'est entendu
C'est entendu, Le vent souffle sur toi, toi, qui es-tu, une voile, une chevelure ? Le vent entre toi. Qui es-tu, toi, une tempête, une brise ? L'oiseau plane sur toi. Toi, qui es-tu, un nuage, un drapeau ? Au vent des brises et des tempête, l'oiseau plane sur ta tête, tête ronde, sourire, regard bleu, vent frais, vent du matin portant les nuées au loin. C'est entendu, je te vois, tu es l'oiseau au vent. |
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La carafe
La carafe posée au centre de la table est à moitié pleine. Elle a reçu à sa blancheur primaire, toutes les couleurs des soirs d'étés, à la terrasse du jardin anglais. Aux soirs d'hivers, à la veillée de la cheminée, les couleurs recueillies ont rejoint des bouches, à l'expression des visages, à la source des prunelles qui parlent de silence. La carafe posée au centre de la table, est venue d'une bouteille entreposée au sous-sol, dans le voisinage des matières pierreuses et des champignons sans lumières, aux goûts de la terre ; dans la transparence de l'eau du cristal, de l'amitié s'est posée sur la poésie du ciel ! |
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L'Ange déçu
À Edgar Allan Poe. À l'ange déçu, de la nation perdue, aux continents, d'autres semblables, sont venus, tandis que des êtres se sont penchés sur son âme. Du pays, à la vive tradition, il a voyagé, à l'autre contrée, traversant la mer : source d'un monde englouti. De l'amour égaré, à vouloir ensemble, jouer, d'un homme : son père, à une femme : sa mère, il est venu au monde, le cœur chargé d'espoir, au milieu de l'incompréhension exacerbée. Aujourd'hui, maintenant, certains américains et américaines se réclament de lui afin de se relever, comme une encre marine accrochée, à la carcasse noyée de son esprit. |
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À la couleur pourpre du ciel A la couleur pourpre du ciel,
les chauves-souris et les hiboux sont à la lune. Vautour-chauves et Grand-Duc, les oiseaux de nuit s'opposent au soleil de midi. Il est entendu que le vent berce les enfants, quand il n'est pas trop fort, et qu'il tend les voiles des hommes de la mer, quand il vient du nord. Aux oiseaux du jour et de la nuit ; les nuits et jours se succèdent aux lunes et soleils. Vent émergeant du cap nord, pluie du sud aux alizés des tropiques ; à la couleur pourpre du ciel, je vois du bleu teinté de blanc sur les poèmes de demain. |
| Dans notre dame des champs Eaux sans limites, courants porteurs de vols aux vents, dans notre dame des champs, j'irais à ton église.
Les temples sont des fleurs que l'on ne coupe pas ; marchons dans les allées aux mystères à la hauteur des marches à gravir, les eaux sans limites aux courants, porteuses de vols aux vents, appellent les hommes a dépasser les frontières ! |
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Cueillir ce jour d'hiver Cueillir ce jour d'hiver,
dans la fixité des peuples nomades, au jour triste qui suit la joie, dans le rond repli des sentiments, est une grâce légère faisant silence. Cueillir ce jour d'hiver, dans le nomadisme qui se perd, c'est imaginer le printemps ; le voir se mouvoir dans un pas de danse, le soumettre aux vents qui lui donne l'élégance. Cueillir ce jour d'hiver, c'est assurément, recouvrir ce sentiment du parfum de neige. |
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À la plage
A la plage, les rondeurs de la vague ont emporté toutes les certitudes non avouées. Un cheval passe, une trace dans le sable mouvant. De l'eau qui éclabousse au rocher Une voile au loin emporte des jovialités terriennes Chaque mot écrit a son importance ; c'est du vent allant au doigt, du cahier des pages du jour. Chaque parole est importante ; c'est du vent qui vibre à l'intention de l'autre. À la plage, la mer est pleine ; elle se retirera à sa finitude, pour laisser apparaître les crabes du zodiaque. |
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