A l'opposé de la ville


A l'opposé de la ville, un autre train. Des hommes et des femmes voyagent en oubliant un moment leur actualité pour celle du journal.

Dimanche sur des chemins blancs, les oiseaux glissent. La blancheur est fine et légère comme le sable chaud. On se croirait sur la place rouge à Moscou ou à Varsovie avec Nathalie.

Le train entre en gare. Les voyageurs marchent dans les pas de leurs voisins. Le journal est rangé ; je critique l'amour fou de l' envolé des canards sauvages. Le soleil est en face ; il donne sans se soucier de rien d'autre que de donner. Une feuille morte glisse à son tour. Un autre oiseau marche. Je fais le tour du vieil hôtel. Cet hiver est sec. Il n'y a rien d'autre à faire. L'envers des plantations florales revoit l'été passé ; à l'opposé de la ville, j'ai cessé de prendre les trains.


Fermer la fenetre

>