Aux
frontières de l'indicible, l'infinitude des
sentiments trace son sillon.
Idéalement, on a beau dire, on
n'écrit pas comme on parle, écrire
c'est mettre une distance en soi-même à
l'intention de l'autre.
Ce qui s'est dit
peut parfois s'écrire comme on a entendu parler : Louis Ferdinand
Céline. On aime ou on
n'aime pas, c'est une autre histoire.
On peut
écrire comme l'on voudrait parler : Marivaux et le
Marivaudage. On aime ou on
aime pas ce genre de feuilletons, de théâtre, c'est un autre
poème, un poème que l'on aime plus ou moins.
Parler, C'est des sons
avec des yeux qui font des ronds. Un corps qui se
meut avec des mains et un visage en toile de fond. On observe le
tout, il se produit un échange, un dialogue.
Ecrire, c'est forger des
images, des images
représentatives d'un imaginaire, des images
réelles où une part d'imagination se
crée, La relation est
entre soi, le livre ou l'écran de l'ordinateur.
Aux
réservoir des idéaux, On voudrait que
tout réussisse Car on a qu'une
vie qui se prolonge.
On peut regarder
en arrière Prendre le train
en retard Ne pas le prendre
du tout
Il n'y a plus
rien à faire ; dans l'infinitude
des sentiments, aujourd'hui est
demain.