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Solitude
Solitude, il
y a des lieux,
où
nous ne trouvons pas de drapeaux.
ici, le vent souffle sur le sable chaud. Solitude, il y a des lieux, où le monde entier n'a pas d'étendards. là, la fraternité entend l'homme. Semence egarée, les drapeaux sont des souffrances humaines ; elles se fabriquent en usine. |
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| Aux vieux vagabonds. Aux vieux vagabonds rencontrés enfants, à ceux, plus jeunes dormant sous les ponts de Paris, à celui des arts où je distribuais des petits livres que je fabriquais, je signe et persiste à croire aux voluptés. Philosophe pas tenté, je t'ai retrouvé, aux rives de la Seine. Signe d'air, d'eau et de feu, sur les reflets passagers, je dessinais sur les grandes feuilles blanches des mots coloriés parfois, une pièce d'argent tombait ; mon avenir, celui que je me suis forgé, n'a jamais été assuré. |
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Au
matin, éveillé de soleil
À Salvator Dali À l'observation de l'aigle, grand directeur de pensées, consciencieusement, je pose les doigts à la terre. Je malaxe ce terreau d'espoirs entreposés en ses veines. Quand lassé de ma désespérance, je marche, mes pensées s'éclairent de reconnaissance. Au soir, à la bougie posée sur son socle, je fais un voeu. Au matin, éveillé de soleil, je respire profondément, sans me demander pourquoi et comment. À la sève de mes espérances, à la source de mes réminiscences, j'entrevois les possibles humblement, sans me demander pourquoi, la vie à l'autobiographie a un sens. |
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Au
flanc rabattu
Au flanc rabattu, l'écrémage des possibilités ouvertes est un dilemme. Il suffit d'une éternité close au vivant, pour l'apercevoir. On voit, l'oeil serein, le grain de blé, aux paupières fermées. N'est-il pas le sens caché du sacré ? La porte verrouillée au profane, ou pour tous lisant ; au plus loin, je puis m'en souvenir ... Se battre, se défendre pour ce faire entendre est d'une relativité absolue. Au flanc rabattu, reste voilée l'aura des couleurs aperçues ; rouge, blanc, bleu. |
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Un
roman
Aux perles de pluie des
beautés entraperçues,
celle qui n'aime pas Vénus en toutes choses, ne sait pas de quelles fleurs sont les roses. Aux manteaux blancs des sommets dominants, celui qui n'aime pas les grands oiseaux de proies, ne sait pas de quels symboles sont les libertés. Aux navires à la mer, les goélettes accompagnent les goélands, tels des amants, vers le même horizon regardant. À ce poème racontant, 5
Venus et les roses ne sont
qu'un : un roman.
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Aux
heures où je voyage
Villes bâties sur la mer, aux antipodes des architectures, deux villes sont ici : NewYork et Venise ; je n'ai pas suffisamment voyagé, faute de temps, j'ai juste eu des amours, au pays du voyage intérieur. Un jour est venu un livre dans ma main, je l'ai lu et suis allé aux prochaines journées ; c'était dans une bibliothèque ouverte à tous, ouvertes aux vents, ouvertes aux vents des oiseaux de passage ... l'architecture avait changé, les volets de bois morts avaient disparu, de gros tuyaux sortaient de terre pour heurter les pavés de soixante-huit, il y avait des escaltors de verres aux fenêtres, des amoureux de bonnes familles légèrement vêtus au café de la mode, des expositions de peintures au milieu des miroirs, au premier étage, en entrant, des dollars pour la gazoline d'un chopper. Sur l'esplanade, des joueurs de guitares, des amuseurs publics, des acrobates et des cracheurs de feu que je côtoyais en été. Venise et New York sont mes yeux quand je voyage, aux heures de pluie des amours ensevelis. |
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